La Terrasse, le journal critique des métiers des arts et spectacles gère la critique théâtrale en Avignon. Sa distribution gratuite sur le pave de la cité des Papes permet de se faire une idée des spectacles à voir, absolument. nous conseillons évidemment sa lecture.. Cette année, trois cents représentations on été retenues par le média qui a affiné une sélection pertinente pour le public.
presselibre.fr au Festival International de Théâtre d'Avignon, conformément à l'esprit de Jean Vilar qui voulait ouvrir les portes du TNP(fondé par Firmin Gémier en 1920) à tous les horizons culturels. A l'instar de Molières, il avait suscité l'engouement d'aller jouer sur les routes, parce que la culture devait aller vers les gens. Quoique les critiques en eussent dit, sous les signes ostentatoires de l'exploitation marchande de l'art théâtral, qui effectivement existe en Avignon, Avignon demeure, nonobstant cette envergure, la référence internationale du théâtre.  Le coût de la production pour les compagnies les plus affaiblies dans leur budget peut handicaper les représentations : les acteurs s'investissent entièrement durant un mois à promouvoir leurs spectacles, moyennant des interventions quotidiennes sur le pavé en distribuant des flyers et excipant un brin de leur scène dans la rue. Un effort qui demande un capital d'énergie qui ne peut souffrir de carence, lors des représentations publiques ! Le regard que nous portons sur le théâtre est celui de l'enfant qui découvre à chaque fois une merveille et qui remarquera naïvement que le lacé de la chaussure de l'acteur est défait, que la chemise à un trou sous le bras, qu'un acteur semble moins à l'aise dans un rôle et que la diction a des consonances anormales dans un texte tronqué dans sa composition. C'est ce que nous percevons à presselibre.fr, non pas pour mettre au pilori les acteurs et le responsable de la mise en scène, mais pour relever le fond distant de la forme en restituant à chaque partie sa part scénique. On peut assister à un spectacle remarquablement joué, sans pour cela ressentir aucune sensation de création enrichissant le théâtre lui-même. La question de cette année sera de savoir jusqu'où peut aller le théâtre dans sa création, en osant évoquer les attentas, les tueries, les guerres et toutes ses formes de racismes, de xénophobies et d’antisémitisme auxquels nous assistons passivement, comme si nous n'étions point concernés. Puisque la Terrasse l'écrit dans ses lignes éditoriales, en rappelant que le théâtre est "le miroir de la société." De quel miroir s'agit-il ? Celui de Jean Cocteau dans Orphée ou bien le miroir qui s'oriente vers "le théâtre élitaire" d'Antoine Vitez ? "Cachez donc cette horreur que nous ne voulons voir !" Jean Canal. à suivre à Avignon 2017.

La Belle d'Avignon 2017

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Photos et reportages finalisent cette manifestation exceptionnelle en constituant une banque d'archives qui d'ores et déjà commémorent le Festival d'Avignon pour lui assurer une perennité au-delà des frontières. Elles sont mises à la disposition du grand public pour une utilisation personnelle et professionnelle et de la presse ainsi qu'une utilisation journalistique.

Nous demandons aux utilisateurs des photographies de respecter le travail effectué en mentionnant le nom de l'auteur pour Copyright : Jean Canal. 

Affiche sur mur Avignon.
Affiche sur mur Avignon.